L’affaire dĂ©fraie la chronique au village de Nguer-Nguer, dans le dĂ©partement de KĂ©bĂ©mer. D’après L’Observateur, les faits ont eu lieu, jeudi, opposant deux coĂ©pouses.
«F. Dop, la « ñarel » qui venait de se rĂ©veiller, a Ă©tĂ© interpellĂ©e par son mari, lui demandant de lui servir son petit-dĂ©jeuner avant qu’il ne parte aux champs. Très soumise, [cette dernière] a commencĂ© Ă prĂ©parer le cafĂ© Touba», rembobine le titre du Groupe futurs mĂ©dias. Le journal signale que la «awo» a sĂ©vèrement rĂ©primandĂ© sa coĂ©pouse en la trouvant dans la cuisine.
«Si tu veux lui servir le petit-dĂ©jeuner, attends ton tour. Tu n’as pas le droit de lui donner Ă manger aujourd’hui. C’est moi qui doit le faire», l’admoneste-t-elle.
La «ñarel» riposte : «C’est mon mari qui m’a demandĂ© de lui servir le petit-dĂ©jeuner. Et s’il me donne des ordres, je vais les exĂ©cuter sans rĂ©flĂ©chir.» D’ailleurs, relève-t-elle, reprise par le quotidien d’information, «depuis des mois, c’est moi qui lui [le mari] apporte son cafĂ© Touba au petit matin. Je n’accepterai pas qu'[il] aille aux champs sans prendre le petit-dĂ©jeuner.» F. Diop tourne le dos Ă M.D. et retrouve le mari en question pour se plaindre du comportement de la première Ă©pouse.
Selon L’Obs, ce dernier, trouvĂ© en train de nettoyer l’enclos, «instruit sa seconde Ă©pouse de lui donner du lait caillé». La «awo» entre alors dans une colère noire : «Après avoir taxĂ© son mari d’avoir pris parti pour sa coĂ©pouse, [M. D.] est retournĂ©e dans sa chambre oĂą elle prĂ©parait des beignets qu’elle vendait aux villageois. La dame, contrĂ´lant difficile [son ressentiment] s’est emparĂ©e de l’huile chaude avec laquelle elle prĂ©parait les beignets. Sans hĂ©siter, elle a surpris sa coĂ©pouse au moment oĂą prĂ©parait du « lakh » pour lui verser tout le contenu.»
Ce n’est pas fini, poursuit la mĂŞme source. La «ñarel» se rue sur la «awo», qui la mord Ă l’oreille. En plus de ses brĂ»lures, la première se retrouve avec une partie de l’oreille arrachĂ©e. F. Diop sera Ă©vacuĂ©e au centre de santĂ© de KĂ©bĂ©mer pour les premiers soins. M. D., elle, a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©e par la gendarmerie. Face aux enquĂŞteurs, elle admet les faits qui lui sont reprochĂ©s, tout en se dĂ©foulant sur son mari car la mise en cause, selon ses propos repris par L’Obs, a dĂ©clarĂ© «qu’elle ne pouvait plus supporter l’humiliation que [ce dernier] lui faisait subir».
DĂ©fĂ©rĂ©e au Parquet de Louga, la «awo» a Ă©tĂ© inculpĂ©e et placĂ©e sous mandat de dĂ©pĂ´t pour attentat Ă la vie d’autrui et coups et blessures volontaires.



