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Mansour Faye, la comparution à 11 heures et le risque de mandat d’amener

Le mandat de comparution estampillé de l’autorité du président de la Commission d’instruction de la Haute Cour de justice, Abdoulaye Ba, ne laisse place à aucun flou. Ce lundi matin, 26 mai, à 11h précises, il devra se présenter au troisième étage du Palais de justice de Dakar. Faute de quoi, il y sera conduit de force.

« Vu les articles 23 de la loi 202-10 du 22 février 2002 portant la loi organique sur la Haute Cour de justice et 110, 111, 115 et 116 du Code de procédure pénale (…) Mandons et ordonnons à tous huissiers ou officiers ou agents de police judiciaire ou agents de la force publique de lui notifier le présent mandat et de l’informer que, faute de comparaître, il sera décerné un mandat d’amener. » Un avertissement sans détour, cité dans les colonnes de L’Observateur, qui détaille les obligations juridiques imposées aux anciens ministres poursuivis.

Seulement, dans les coulisses de la Haute Cour de justice, certaines voix relativisent. Selon elles, cette injonction ferme n’a rien de personnel. « Cette mention faisant cas de possible mandat d’amener est dans toutes les convocations envoyées aux différents ministres qui sont passés devant la commission d’instruction », confirme un magistrat interrogé par L’Observateur. Pas de traitement d’exception, donc.

Juste une mécanique judiciaire qui déroule ses rouages, implacables et identiques pour tous. Même lorsque l’un d’eux arrive avec les stigmates d’un accident de la route, comme l’a souligné L’Observateur en revenant sur l’accident de circulation ayant impliqué Mansour Faye. En dépit des circonstances, le cadre institutionnel reste rigide et intransigeant.

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