En ouverture de la deuxième journée du Dialogue national tenu au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a livré un discours solennel axé sur la mémoire des victimes des crises passées, l’apaisement du climat sociopolitique et l’urgence d’une réforme en profondeur du système électoral sénégalais.
Face à une assemblée composée de représentants du gouvernement, de l’opposition, de la société civile et des forces vives de la Nation, le chef de l’État a appelé à un examen régulier des dynamiques sociétales pour mieux comprendre les fractures qui ont secoué le pays ces dernières années. « Les tensions qui ont traversé le Sénégal sont encore très vivaces pour être oubliées », a-t-il souligné avec gravité.
Dans un geste d’humilité et de reconnaissance, Bassirou Diomaye Faye a salué la mémoire des disparus : « En ma qualité de président de la République, je m’incline devant la mémoire des victimes de cette lutte démocratique. » Ces mots résonnent comme un hommage à ceux tombés lors des manifestations politiques et sociales, notamment au cours des événements qui ont précédé l’alternance.
Souhaitant faire de son mandat un vecteur de réconciliation nationale, le président a affirmé que son rôle était « de tendre la main à tous pour rassurer, rassembler, apaiser et réconcilier afin de conforter la paix et la stabilité indispensables au développement économique de notre pays ». S’exprimant dans un ton rassembleur, il a aussi tenu à rassurer les différentes sensibilités politiques représentées : « Dans cette dynamique, le gouvernement appliquera la plénitude de sa mission, l’opposition en sera respectée. » Une déclaration qui semble vouloir consolider les gages d’un dialogue inclusif et sincère, à l’heure où les consultations entamées doivent aboutir à des réformes majeures.



