Madiambal Diagne avait été interpellé le 21 octobre 2025 à son domicile du Pecq, dans les Yvelines, dans le cadre d’un mandat d’arrêt international. Initialement placé en détention provisoire, il avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire, un régime strict qui prévoit plusieurs obligations, dont le non-respect peut entraîner un retour en prison.
Le dossier sénégalais repose sur des accusations de rétrocommissions présumées s’élevant à près de 21 milliards de francs CFA. L’enquête de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) avait relevé des transactions suspectes entre les comptes d’une SCI appartenant à Madiambal Diagne et ceux d’Ellipse Projects, une société spécialisée dans la construction d’établissements hospitaliers en Afrique. L’affaire avait également conduit à l’inculpation de son épouse et de ses deux fils, poursuivis pour blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs, et placés sous mandat de dépôt au Sénégal.
Cette décision constitue un soulagement provisoire pour Madiambal Diagne et ses avocats, qui dénoncent depuis le départ la faiblesse du dossier sénégalais et réclament un traitement conforme aux standards internationaux. Le report de l’affaire à février 2026 offre à la Cour d’appel le temps de réexaminer les éléments fournis par le Sénégal avant de se prononcer définitivement sur l’extradition.



