Madiambal Diagne passe à l’offensive juridique. Fidèle à ses précédentes annonces, le patron du groupe Avenir Communication a officiellement déposé une déclaration de pourvoi en cassation. Cette démarche vise à contester l’arrêt de la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Versailles, qui a récemment ordonné son extradition partielle vers le Sénégal.
Selon les informations rapportées par le journal Les Échos, cette étape constitue le premier jalon d’un long bras de fer judiciaire. Actuellement, le collectif d’avocats de Madiambal Diagne attend de recevoir l’intégralité de l’arrêt de la Cour d’appel. Une fois ce document en main, les conseils rédigeront une requête détaillée. Ils y exposeront les griefs et les moyens de droit nécessaires pour convaincre la Cour de cassation française d’annuler la décision d’extradition.
Malgré ce recours, la situation de l’éditorialiste reste précaire. En effet, la justice sénégalaise maintient un mandat d’arrêt international contre lui dans le cadre de l’instruction de l’affaire Ellipse Projects.
Il est crucial de noter que le pourvoi en cassation ne possède pas de caractère suspensif de plein droit. En théorie, le président français, Emmanuel Macron, conserve la prérogative de signer un décret d’extradition pour acter son renvoi au Sénégal avant même la fin de la procédure de cassation.
La défense anticipe déjà les prochaines étapes. Me Brengarth, l’un des avocats de Madiambal Diagne, a déjà tracé la ligne rouge : si l’exécutif français valide l’extradition par décret, les avocats saisiront immédiatement le Conseil d’État. Cette institution représente l’ultime recours administratif pour bloquer le transfert du journaliste vers Dakar.



