Le verdict est tombé ce mardi 24 mars 2026 au Palais de Justice de Dakar. Sadikh Traoré, chargé de communication de Pastef Thiès-Nord et chroniqueur, a été reconnu coupable d’offense au Chef de l’État. Bien que le parquet ait réclamé une peine ferme, le tribunal a opté pour la clémence, permettant au « Patriote » de regagner son domicile.
La défense, portée part Me Faty, a vigoureusement plaidé la bonne foi du prévenu. L’avocat a insisté sur le fait que Sadikh Traoré n’est pas un délinquant, mais un citoyen dont la personnalité devait être prise en compte. Il a qualifié l’incident de simple « accident de langage » dans le cadre d’une communication politique passionnée, précisant que l’intention de nuire n’était pas établie.
L’éclairage du juriste Diouf : « Un dossier de conviction »
Présent au tribunal pour soutenir son ami et camarade de parti, le juriste Diouf a également apporté son analyse sur cette affaire. Selon lui, le dossier ne présentait pas les caractéristiques d’une délinquance classique, mais s’apparentait plutôt à un « délit politique » ou de communication.
Il a souligné que la loi permet au juge d’aménager les peines (dispense ou sursis) lorsque le prévenu présente des garanties de moralité. Pour le juriste Diouf, cette condamnation avec sursis est une victoire du droit sur la rigueur excessive des réquisitions, permettant à un « frère de combat » de ne pas croupir en prison pour une simple erreur de verbe.



