Le procès de S.A. Diallo, étudiant en Licence 2, s’est ouvert ce mardi dans une atmosphère pesante. Accusé de viol sur mineure de 12 ans et de pédophilie, l’homme a fini par craquer devant le tribunal après une audience marquée par des revirements spectaculaires.
Dès le début de l’audience, la défense a tenté de soulever une exception de procédure concernant l’accès tardif au dossier. Une stratégie balayée par le parquet et le tribunal, qui ont ordonné la poursuite des débats.
Du déni aux contradictions
Si l’accusé a d’abord nié les faits, affirmant n’avoir eu qu’un rôle de répétiteur familial à Yeumbeul, plusieurs éléments sont venus fragiliser sa version :
• L’archive compromettante : Une demande de liberté provisoire déposée en 2022 mentionnait explicitement une « relation amoureuse » avec la fillette.
• L’enfant de la discorde : Un enfant est né à la suite de ces événements. S.A. Diallo, tout en réclamant un test ADN, a fini par admettre une forme de responsabilité lors de la lecture des rapports d’enquête.
« Condamnez-moi » : Le craquage final
Épuisé par les interrogatoires et ses propres incohérences, l’étudiant a fini par lâcher prise devant les juges :
Pour le procureur, la culpabilité ne fait aucun doute. Rappelant que le consentement n’existe pas à 12 ans et dénonçant l’abus de confiance d’un homme qui occupait une position d’autorité morale, il a requis 10 ans de réclusion criminelle.
De son côté, la défense tente de nuancer ces aveux, les qualifiant de « cris de fatigue » après cinq années de détention provisoire.



