Alors que nos confrères de L’Observateur annonçaient ce mercredi la disparition de Khadija Sow et l’interpellation de son mari, M. Seck, de nouvelles précisions sur l’enquête viennent de tomber. Selon les informations recueillies par nos sources, l’époux est désormais la cible principale de la justice. Sur ordre du procureur Saliou Dicko, à la tête du parquet de Pikine-Guédiawaye, il est officiellement poursuivi pour coups mortels.
L’affaire a débuté le samedi 21 mars. La Sûreté urbaine du commissariat central de Guédiawaye a été saisie par l’hôpital Roi Baudouin via une réquisition pour l’autopsie de la victime, une commerçante de 26 ans résidant dans la localité. Le constat initial indiquait que la jeune femme, alors en état de grossesse avancée, avait été admise en urgence suite à un malaise.
La version des faits livrée par l’époux avant son placement en garde à vue
Lors de son audition devant les enquêteurs, M. Seck a soutenu que son épouse avait commencé à souffrir de violents maux de tête dans la nuit du vendredi au samedi, aux environs de 23 heures. Selon ses dires, elle se serait ensuite effondrée dans leur chambre avant d’être transportée en taxi vers la structure hospitalière, où son décès a malheureusement été prononcé à son arrivée.
Toutefois, les conclusions de l’examen médical pratiqué à l’hôpital général Idrissa Pouye apportent un éclairage différent. L’autopsie confirme que Khadija Sow portait une grossesse de 27 semaines. Si le rapport mentionne une cardiopathie dilatée décompensée, les médecins-légistes ont également relevé la présence d’un hématome au niveau du cuir chevelu (sans fracture), d’après nos sources.
Face à ces indices concordants, le procureur Saliou Dicko a immédiatement ordonné le placement en garde à vue de M. Seck pour coups mortels, marquant un tournant décisif dans cette affaire.



